Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis

Mon grand-père chéri, Mon Basidi adoré… j’ai du mal à exprimer ce qui se passe au fond de moi mais ne m’en veux pas… je sais une chose, c’est que l’amour que j’ai pour toi est tellement fort que même en faisant le tour de toutes les langues étrangères, les mots ne suffiraient pas pour décrire tout ce que je ressens pour toi…
Basidi, on m’a demandé un jour de parler d’un souvenir d’enfance, celui d’un moment qui éveille en moi la joie rien qu’en y pensant… J’ai tout de suite eu un flash, celui d’une fin de journée à la crèche, tu étais venu me chercher (comme tu l’as très souvent fait) et rien qu’en te voyant mon cœur a souri, mon âme a souri, mon corps a souri quand tu m’as prise dans tes bras… et ce sourire je l’ai ressenti toutes les fois où je t’ai vu jusqu’à ce vendredi 24 mars 2017.
Basidi, tu étais un homme bon, un homme au grand cœur, comme il y en a très peu… certains n’ont jamais croisé de personnes comme toi, moi j’ai eu la chance de t’avoir à mes côtés durant 30 ans et je remercie Dieu pour ça.
Basidi, tu me connaissais comme personne ! Tu savais, rien qu’au premier regard, détecter mon humeur… joyeux tu étais, lorsque tu me sentais heureuse, triste quand tu comprenais que quelque chose n’allait pas et là encore tu usais de toute tes forces pour me remonter le moral, et ca marchait ! Même quand ça n’allait vraiment pas, rien que pour te rassurer, je mettais de côté mes soucis, qui perdaient alors toute leur importance, pour passer un moment agréable avec toi. J’aimais me réfugier dans tes bras et y rester blottie… le temps de recevoir cette dose de tendresse irremplaçable ! J’espère avoir pu te donner à mon tour, pour ici et pour là-bas, la dose suffisante de mon sourire que tu aimais tant!
Basidi, tu as été un grand Monsieur, un ingénieur doué, un homme d’une droiture exemplaire et à l’intégrité sans faille! Je n’ai rien su pendant longtemps de la personnalité que tu étais car ton humilité et ta modestie légendaires ont été plus fortes ! J’en serai digne et ne m’étalerais pas davantage sur ce point.
Basidi, tu as toujours fait de ta famille une priorité, et quand je dis famille je parle de la petite comme de la grande ! Tu étais le père, l’oncle, le frère, le grand-père, l’ami et l’homme sage pour tous ceux qui t’ont croisé à un moment ou à un autre de leur vie. Abdeladim, Papa, Basidi, 3ami, 3zizi ou Baba Adim retentiront à jamais sur cette Terre ! Chrif dialna, tu as ta place dans le cœur de tous, jusqu’au plus jeune d’entre nous, ton « cher ami » Yassine!
Basidi, la peine de tes filles aujourd’hui est aussi profonde que l’amour qu’elles ressentent pour toi ! Comment pourraient-elles soulager la peine d’avoir perdu le papa parfait que tu étais ? OUI je dis bien parfait, il n’y a qu’à voir les femmes qu’elles sont aujourd’hui, fruit de l’amour, de l’éducation et des valeurs inculqués. Cette fierté d’avoir un papa comme toi, coule dans leurs veines et transparaît dans leurs yeux.
Basidi, on dit que derrière chaque homme il y a une femme… Je peux te dire que derrière la grande dame qu’a été mamie, il y a eu toi, un mari exemplaire, présent, soutenant, aimant, rassurant, patient… et j’en passe ! Tu as mis la barrière très haute pour les hommes de la famille et pour ceux qui l’intègreront à l’avenir. Mais je sais que tu es parti avec l’esprit tranquille de savoir que nous sommes bien entourées et de là où tu es maintenant, tu veilleras à ce qu’il en soi de même pour l’avenir… Mon plus grand regret : que les personnes qui sont en route n’aient pas eu le temps de te rencontrer.
Basidi, tes mains ! Tes mains ne disparaitront jamais de mes souvenirs ! Je les aime tant ces mains douces, belles, merveilleuses que j’ai tenu aussi souvent et aussi intensément que possible! Elles te symbolisent et font de toi l’être unique que tu es et que tu resteras à jamais.
Je te souhaite de retrouver tes frères que tu chérissais tant et tous ceux qui t’attendent avec la joie de te revoir. Ils seront notre relais le temps que nous te rejoignions. Je te souhaite d’être encore mieux là bas car tout ce qui m’importe c’est de te savoir heureux, reposé et en paix.
Je sais aujourd’hui, grâce à toi, ce qu’est d’être une personne qu’on n’oublie pas… c’est être MON Basidi !
Inna lillahi wa inna ilayhi raji3oun

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