Voyager et Trouver son chemin

« C’est le moral aussi »

« J’ai 25 ans c’est le moment »

« Cette fois c’est bon je franchis le pas »

« C’est une expérience intime »

« Le voyage a très clairement changé ma vie »

« C’est le début qui est difficile »

Voilà là un florilège de phrases entendues par ci par là avant d’entrer à la conférence « Vaincre ses peurs et réaliser le voyage de sa vie », à laquelle participait un nombre impressionnant de personnes voulant réaliser ce « rêve ».

Que faisais-tu là me direz vous ? Non, je ne compte pas encore partir pour « LE voyage de ma vie », même si je vous avoue que cette idée m’a très souvent traversé l’esprit. Pas encore le moment ? Peur de l’inconnu ? de l’insécurité ? de la solitude ? Pas suffisamment d’argent ? Eloignement de mes proches ?

Ce sont certes plusieurs freins qui ont été évoqués lors de cette rencontre, mais pour ma part, le plus important avant d’entreprendre THE voyage consiste à savoir ce qu’on cherche à accomplir par un tel projet. Quand certains ont évoqués le besoin de fuir, d’autres ont parlés d’apprendre une nouvelle langue étrangère, de découvrir une culture, de faire le tour du monde des danses latines (pourquoi pas ?) ou encore de se découvrir soi même. Il est probable que plusieurs objectifs s’entremêlent ; partir pour un en particulier et se rendre compte d’en avoir réalisé d’autres dans la même foulée… L’essentiel étant de ne pas sauter le pas juste parce qu’on a projeté sur vous un modèle de société qui donnait envie de partir.

Quand le pourquoi est puissant, le voyage est forcément une belle réussite !

Formulé différemment (apprendre plus sur soi, se challenger, se trouver, se dépasser…) l’objectif qui est le plus souvent revenu est la quête de soi.

Au-delà d’apporter un enrichissement culturel et intellectuel, le voyage est aussi un levier de développement personnel. Et ce, quelque soit le voyage (pas forcément uniquement en mode Backpack) du moment que vous le faites seul…. Car nous sommes plus à même d’aller vers de nouvelles personnes et de se recentrer sur soi quand nous sommes seuls. Etre à deux c’est à mon sens rester dans sa zone de confort…

La fameuse zone de confort…

Un concept qui existe depuis Cro-Magnon. L’Homme de Cro-Magnon ne sortait de sa grotte que lorsqu’il devait se nourrir ou encore se défendre en cas d’attaque de bêtes sauvages. Il rentrait aussitôt se réfugier dans sa grotte, qu’elle soit confortable ou non, elle lui permettait de se protéger. En sortir signifiait danger de mort. Pour certains chercheurs, il s’agit donc là d’un phénomène ancré dans notre cerveau très ancien.

Aujourd’hui, lorsqu’on parle de sortir de sa zone de confort, ce n’est pas non plus se jeter dans le vide! Surtout qu’une mauvaise expérience peut faire retourner dans la zone de confort et ne plus en faire sortir.

Sortir de sa zone de confort, c’est bousculer son quotidien et prendre le risque de faire quelque chose d’inconfortable et/ou inhabituel pour son évolution personnelle. Rester dans sa routine et se reposer sur ses acquis, c’est subir le « syndrome Kodak » ! Le syndrome d’une entreprise imperméable à ce qu’il se passait autour d’elle, qui a préféré persister dans son activité classique (sa zone de confort), et qui, par manque d’innovation, a vu sa position de leader lui passer sous le nez.

Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, je vous propose d’essayer la routine… elle est mortelle. Paulo Coelho

Sortir de sa zone de confort c’est aussi une réalisation personnelle, un épanouissement, un gain de confiance en soi. Et les bienfaits sont tels qu’ils ont poussé Matt Cutts, à « tester quelque chose de nouveau pendant 30jours ». Il en parle aux conférences TEd

Ca me rappelle un autre concept celui de la « Bucket list », qui consiste à énumérer toutes les actions que l’on souhaite accomplir avant de ne plus pouvoir… Cela peut aussi bien porter sur des petits défis (apprendre le surf, parler aux inconnus, travailler sur sa peur du vide…) que sur des projets de plus grande envergure. C’est le cas du voyage !

Le voyage confronte l’exotisme et l’introspection, il projette le voyageur, souvent isolé, dans un milieu régi par des lois différentes, dans lesquelles la recherche de repères connus est une manière d’appréhender la différence et de gérer solitude et dépaysement. Odile Gannier

Le voyage nous pousse donc à l’exploration d’un nouveau monde (nouvelle culture, nouvelles coutumes, nouvelle langue) et par conséquent nous met face à nous-mêmes et à nos limites.

L’émission « Rendez-vous en Terre inconnue » ca vous dit quelque chose…? Une émission de voyage qui a bousculé les perceptions de nombreuses célébrités « j’ai eu la chance de vivre une expérience unique » Mélissa Theuriau, « moments d’humanité et de rencontres » pour Clovis Cornillac « ce voyage qui a changé ma vie » Zabou.

Outre les avantages psychologiques évidents à partir vers de nouveaux horizons en laissant derrière nous nos problèmes, il est aujourd’hui scientifiquement prouvé que le voyage contribue à une meilleure santé physique et mentale.

  • Il augmente la stabilité émotionnelle: les personnes qui voyagent sont plus ouvertes et disposées à accepter de nouvelles choses. Même le stress inhérent à certains voyages peut être bénéfique, forçant ainsi le cerveau à rester en alerte.
  • Le cerveau devient plus rapide quand nous essayons de parler une autre langue : on a alors une meilleure flexibilité cognitive, un esprit plus vif en vieillissant et moins de risques de souffrir de la maladie d’Alzheimer. Selon un neuropsychologue « Quand vous exposez votre cerveau à un environnement inédit, nouveau ou complexe, ses neurones se développent et accroissent son rendement ».
  • Nous devenons également plus conscients de ce qui nous entoure: lorsque nous voyageons, nous sommes assoiffés de découvrir de nouvelles choses et faisons alors attention à tout.

Sortir de sa zone de confort par le voyage c’est une satisfaction personnelle de pouvoir :

Intimes, personnels et propres à chacun, ces apports diffèrent d’une personne à l’autre. L’essentiel étant d’en avoir conscience car dans tous les cas nous ne revenons jamais tout à fait identiques d’un voyage.

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